Le 1er juillet 2026 marque un tournant réglementaire majeur pour le secteur de la construction en France. Les décrets et arrêtés publiés au Journal officiel du 20 mars 2026 introduisent des ajustements significatifs de la RE2020, directement inspirés du rapport Rivaton remis en juillet 2025. Pour les professionnels de la construction métallique et de la charpente bois, ces évolutions modifient en profondeur les règles du jeu en matière de conception, de calcul de structures et de choix des matériaux. Décryptage complet des mesures qui entrent en vigueur.
1. RE2020 : le contexte des ajustements du 1er juillet 2026
Depuis son entrée en vigueur le 1er janvier 2022, la Réglementation Environnementale 2020 (RE2020) a profondément transformé les pratiques de construction neuve en France. Succédant à la RT 2012, elle impose non seulement des standards de performance énergétique, mais intègre également des indicateurs d’empreinte carbone sur l’ensemble du cycle de vie des bâtiments (Ic construction, Ic énergie) et des exigences renforcées de confort d’été.
Trois ans après son lancement, le gouvernement a confié à Robin Rivaton, entrepreneur et spécialiste des questions immobilières, une mission d’évaluation approfondie. Son rapport, remis en juillet 2025, a mis en lumière plusieurs fragilités : un surcoût d’investissement estimé entre +10 % et +11 % à l’horizon 2031, une atteinte possible à la qualité d’usage des logements (hauteur sous plafond, balcons, espaces extérieurs), une adaptation climatique encore incomplète et des effets différenciés selon les territoires. Le rapport a formulé 23 propositions pour « limiter les effets inflationnistes de la RE2020 et mieux concilier performance environnementale, qualité d’usage et adaptation au changement climatique ».
Le ministère du Logement et de la Ville, alors dirigé par Vincent Jeanbrun, a lancé une consultation publique du 19 janvier au 9 février 2026, débouchant sur un premier paquet de mesures concrétisées par le décret et l’arrêté du 20 mars 2026, publiés au Journal officiel. Ces textes entrent en vigueur le 1er juillet 2026. Une deuxième vague d’ajustements, notamment sur l’indicateur de confort d’été, est attendue dans le courant du second semestre 2026.
2. Les nouvelles mesures qui impactent les structures métalliques et bois
2.1 Rehaussement des seuils carbone pour les logements collectifs
L’une des mesures phares du nouvel arrêté concerne le rehaussement du seuil « carbone » (Ic construction) pour les logements collectifs. L’objectif est de compenser les impacts négatifs des surfaces d’agrément — balcons, loggias, terrasses en épannelage — et des grandes hauteurs sous plafond, constitutives d’un logement de qualité. Concrètement, les maîtres d’ouvrage disposeront de davantage de marge pour intégrer des éléments architecturaux de qualité sans être pénalisés par le seuil carbone.
Pour les bureaux d’études structures comme ANDO, cette mesure signifie que la conception des structures métalliques et bois en logement collectif peut intégrer des solutions techniques plus performantes — balcons en acier galvanisé, coursives métalliques, planchers mixtes acier-béton — sans dépasser les quotas carbone. Les toitures terrasses, terrasses de rez-de-chaussée et coursives d’accès extérieur ne sont toutefois pas incluses dans les surfaces faisant l’objet d’ajustement.
2.2 Modulation pour les immeubles de grande hauteur (IGH)
Les immeubles de grande hauteur bénéficient d’une attention particulière dans la réforme. Les exigences de contenu carbone de la construction (Ic construction) étaient jusqu’à présent jugées trop difficiles à atteindre pour ces bâtiments, en raison des contraintes supplémentaires liées à la sécurité incendie, qui pénalisent le recours aux matériaux biosourcés et à faible empreinte carbone.
Cette modulation est une excellente nouvelle pour les structures métalliques dans les IGH. L’acier, avec sa résistance au feu maîtrisée par des protections passives (peintures intumescentes, flocage) et actives (sprinklers), reste un matériau de choix pour les immeubles de grande hauteur. Le BET ANDO, fort de son expérience sur ce type d’ouvrages, peut désormais proposer des solutions techniques optimisées conjuguant performance mécanique et respect des nouveaux seuils réglementaires.
2.3 Encouragement des surélévations et extensions
En réponse à l’objectif national de sobriété foncière (ZAN — Zéro Artificialisation Nette), le décret assouplit les exigences pour les surélévations de bâtiments de logements collectifs d’une surface inférieure à 150 m² ou représentant moins de 30 % de la surface de référence du bâtiment existant. Ces opérations de « surélévation » sont considérées comme vertueuses car elles produisent du logement sans artificialiser de nouveaux sols.
La charpente métallique et la construction bois sont les deux solutions techniques idéales pour ce type d’opérations. Légères, rapides à mettre en œuvre et compatibles avec les structures existantes, elles permettent de gagner des niveaux supplémentaires sans surcharger les fondations d’origine. ANDO accompagne déjà plusieurs projets de surélévation en région Hauts-de-France, combinant ossature acier et planchers bois pour des extensions légères et performantes.
Synthèse des mesures clés au 1er juillet 2026
- Rehaussement du seuil carbone pour les logements collectifs : balcons, loggias, terrasses et hauteurs sous plafond mieux pris en compte
- Modulation IGH : allègement des contraintes carbone pour les immeubles de grande hauteur, compte tenu des impératifs de sécurité incendie
- Surélévations facilitées : assouplissement pour les extensions < 150 m² ou < 30 % de la surface existante
- Climatisation raccordée aux réseaux de chaleur : modulation du seuil carbone pour compenser le poids carbone des installations de froid
- Extension de la RE2020 à 10 nouvelles typologies de bâtiments tertiaires depuis mars 2026 (hôtels, commerces, restaurants, établissements de santé, gymnases, bâtiments industriels et artisanaux, etc.)
- Révision à venir de l’indicateur de confort d’été pour mieux anticiper les vagues de chaleur (second semestre 2026)
« La RE2020 a permis de lancer une dynamique industrielle vertueuse, mais plusieurs fragilités ont été identifiées : un surcoût d’investissement estimé à +11 % à l’horizon 2035, une atteinte possible à la qualité d’usage et une adaptation climatique encore incomplète. Les ajustements du 1er juillet 2026 visent à corriger ces effets tout en préservant l’ambition carbone de la réglementation. »
3. Impacts concrets sur le dimensionnement des structures
L’ajustement des seuils RE2020 n’est pas qu’une affaire de réglementation : il a des conséquences très concrètes sur le travail quotidien des bureaux d’études structures. Voici comment ANDO, en tant que bureau d’études spécialisé en construction métallique et bois, intègre ces évolutions dans ses missions.
3.1 Acier bas carbone et acier de réemploi : des solutions gagnantes
Avec le rehaussement des seuils carbone, l’acier bas carbone (XCarb®, acier recyclé à partir d’électricité renouvelable) et l’acier de réemploi deviennent des solutions de plus en plus compétitives. Le Prix Acier 2026, attribué à la passerelle des Cigarières à Yverdon-les-Bains entièrement construite en acier bas carbone, illustre cette tendance. ANDO maîtrise ces matériaux et les intègre dans ses notes de calcul et plans d’exécution, en conformité avec les Eurocodes 3 et 4.
Le choix d’un acier à faible empreinte carbone permet de réduire jusqu’à 60 % les émissions de CO₂ par tonne d’acier mise en œuvre, tout en conservant les mêmes performances mécaniques. Un avantage décisif dans le cadre des nouveaux seuils de la RE2020, et une expertise que ANDO met au service de ses clients depuis plusieurs années.
3.2 Construction bois et mixte acier-bois : l’essor des matériaux biosourcés
La construction bois et la construction mixte acier-bois connaissent un essor sans précédent grâce aux nouvelles dispositions réglementaires. Le bois, matériau biosourcé à faible empreinte carbone, permet d’atteindre plus facilement les seuils Ic construction, tandis que l’acier apporte la rigidité et les grandes portées nécessaires aux bâtiments tertiaires et industriels.
ANDO, avec sa double compétence acier et bois, est particulièrement bien positionné pour concevoir des solutions hybrides optimales. Que ce soit pour des planchers mixtes acier-bois, des poteaux bois avec connecteurs métalliques ou des charpentes composites, le bureau d’études lillois maîtrise l’ensemble des combinaisons structurelles permises par les Eurocodes 5 et 3.
3.3 Confort d’été et conception bioclimatique
L’indicateur de confort d’été de la RE2020, qui repose actuellement sur des fichiers météo datant de la période 2000-2018, doit être révisé dans le courant du second semestre 2026. Météo-France anticipe un réchauffement moyen de +2,7 °C à l’horizon 2050 et des vagues de chaleur pratiquement annuelles. Les nouvelles mesures permettront de mieux prendre en compte ces épisodes climatiques extrêmes.
Pour les structures métalliques, l’enjeu est double : d’une part, intégrer des protections solaires et des brise-soleil en acier dans la conception architecturale ; d’autre part, dimensionner les structures pour supporter les équipements de climatisation et de ventilation. ANDO réalise ces études de synthèse en intégrant les données thermiques et structurelles dès la phase de conception, grâce à ses outils BIM (Tekla, Advance Design).
| Type de structure | Impact RE2020 au 1er juillet 2026 |
|---|---|
| Charpente métallique (logements collectifs) | Rehaussement seuil carbone → plus de marges pour intégrer balcons et coursives en acier |
| Charpente bois (ERP, tertiaire) | Extension RE2020 aux hôtels, commerces, restaurants, gymnases → nouvelles opportunités pour le bois |
| Structure mixte acier-bois | Solution idéale pour les surélévations (< 150 m²) : légèreté + faible empreinte carbone |
| Immeubles de grande hauteur (IGH) | Modulation carbone → l’acier reste compétitif malgré les contraintes incendie |
| Bâtiments industriels et artisanaux | Nouveaux entrants dans le champ RE2020 (depuis mars 2026) → étude carbone obligatoire |
4. Comment ANDO vous accompagne dans la mise en conformité RE2020
Bureau d’études structures basé à Lille (Nord, France), ANDO intervient sur l’ensemble du territoire national — de Paris à Marseille, en passant par Lyon, Bordeaux, Nantes, Montpellier, Nancy et Lille — pour accompagner les maîtres d’ouvrage, architectes et entreprises générales dans la conception de structures métalliques et bois conformes à la réglementation en vigueur.
Notre expertise au service de votre projet
- Calculs de structures selon les Eurocodes (3, 4, 5, 8) avec GRAITEC Advance Design, CYPE 3D et IDEA STATICA
- Modélisation BIM sous Tekla Structures et SolidWorks pour une conception intégrée et des échanges fluides avec les architectes et bureaux techniques
- Plans d’exécution et de fabrication détaillés, prêts à être transmis aux ateliers de chaudronnerie et de charpente
- Notes de calcul RE2020 intégrant les nouveaux seuils carbone, avec sélection des matériaux à faible empreinte environnementale
- Assistance technique à maîtrise d’ouvrage pour le choix des solutions structurelles les plus adaptées aux objectifs réglementaires
- Diagnostics structurels pour les projets de surélévation et d’extension (vérification de la capacité portante des structures existantes)
Qualifié OPQIBI (qualification reconnue en ingénierie), ANDO justifie de plus de 15 ans d’expérience et de centaines de projets livrés dans les domaines de la construction métallique, de la charpente bois et des structures mixtes. Le bureau d’études applique rigoureusement les normes Eurocodes et le Code du Travail, et dispose d’assurances professionnelles adaptées à chaque mission.
💡 Verdict ANDO : Les ajustements de la RE2020 au 1er juillet 2026 sont une opportunité historique pour la construction métallique et bois. En rehaussant les seuils carbone pour les logements collectifs, en modulant les contraintes pour les IGH et en encourageant les surélévations, le gouvernement reconnaît le rôle clé des matériaux acier et bois dans la décarbonation du bâtiment. Les professionnels qui sauront intégrer ces nouvelles règles dès la phase de conception — avec l’appui d’un bureau d’études qualifié comme ANDO — disposeront d’un avantage compétitif décisif pour les années à venir. N’attendez pas pour adapter vos projets à cette nouvelle donne réglementaire.
5. Les autres évolutions réglementaires de 2026 à connaître
Au-delà des ajustements RE2020, l’année 2026 concentre plusieurs autres évolutions réglementaires que les professionnels de la construction doivent intégrer :
- Extension de la RE2020 à 10 nouvelles typologies tertiaires depuis mars 2026 : hôtels, restaurants, commerces, établissements d’accueil de la petite enfance, bâtiments universitaires, établissements de santé, gymnases, aérogares, bâtiments industriels et artisanaux, médiathèques
- Dématérialisation totale des démarches d’urbanisme depuis le 1er janvier 2026 : tous les permis de construire et déclarations préalables doivent être déposés en ligne
- Nouveau DPE depuis janvier 2026 : coefficient de conversion de l’électricité abaissé de 2,3 à 1,9, améliorant l’étiquette énergétique de 850 000 logements
- Passeport prévention déployé progressivement en 2026 pour centraliser les formations en santé et sécurité au travail
Pour approfondir ces sujets, nous vous invitons à consulter nos articles sur les Eurocodes 2e génération et l’acier bas carbone dans la construction métallique.
Un projet de structure métallique ou bois soumis à la RE2020 ?
Confiez vos études à ANDO, bureau d’études certifié OPQIBI — Intervention nationale (Lille, Paris, Nancy, Lyon, Marseille, Montpellier, Bordeaux, Nantes)
Demander un devis →